Quatrième cause de maladie professionnelle en France, le bruit dérange 67 % des actifs français sur leur lieu de travail.
Contrairement à de nombreux lieux de travail, le bureau a pour vocation première d’offrir un espace calme où l’on peut se concentrer et tenir des conversations sans être dérangé.
La distinction entre son et bruit est particulièrement subjective. On peut définir un bruit comme étant un son indésirable. C’est ainsi que le son d’une radio peut être perçu comme agréable par certains et profondément irritant par d’autres. Ce flux sonore devient alors néfaste. Outre les risques sur l’audition, il provoque de nombreuses maladies et fait chuter l’efficacité du personnel.
Voici quelques niveaux sonores indicateurs :

Dans la plus part des bureaux les niveaux sonores restent acceptables et situent dans la tranche des 45 à 60 décibels.
L’origine du son
Dans un bureau on peut entendre une grande variété de sons.
On fait le distinguo entre 3 types de sons :
- ceux qui sont constants comme le bruit de ventilateurs (ordinateurs, air conditionné, …)
- ceux qui sont intermittents (photocopieur, passage dans des couloirs, téléphone…)
- les chocs très brefs mais qui claquent (agrafeuse électrique, …)
Le choix d’un matériel silencieux n’est pas toujours possible, et certains resteront toujours bruyants quelque soit la marque et le modèle. C’est le cas des photocopieurs qui doivent absolument être éloignés des bureaux, mais aussi des coins, des murs « durs » et des surfaces vitrées qui réverbérent le son.
Les solutions
L’aménagement global des espaces de travail et de circulations doit être pris en compte à l’origine de tout projet. En dessous de
Dans les espaces ouverts, les conversations croisées sont à éviter. Les conversations peuvent se faire plus discrètes en encourageant les gens à parler plus doucement et en généralisant le recours aux salles de réunion, aux espaces détente clairement identifiés et isolés.
L’impact psychologique et visuel est important. Le regard doit pouvoir se poser sur quelque chose d’inanimé pour favoriser la concentration. Les systèmes de cloisonnement de moins de 1m60, de surcroit transparent, ont un impact acoustique limité, mais ils permettent de délimiter un espace dans lequel le salarié peut se reconnaitre et isolent du « bruit visuel ».
En revanche, dans le cas de bureaux en vis-à-vis ou en marguerite les cloisons de petite hauteur permettent de limiter les bruits en provenance de ses collègues de façon très efficaces.
D’un point de vue santé …
Même à faible intensité, le bruit peut augmenter le niveau de stress, réduit la communication et la concentration. Les risques pour la santé sont avant tout cardiovasculaires, neurologiques et psychologiques. C’est pourquoi la législation européenne abaisse la limite admissible à 80 décibels.
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